lundi 15 octobre 2007

La parade Folle : Prélude.


Prélude à la parade…

Si vous le rencontrez ne riez pas, ne l'injuriez pas, ne vous moquez pas…
Ce qui fabrique le monstre, ce n'est pas la torpeur de la raison, c'est la mort de l'amour…
Et je soupçonne aujourd'hui quelqu'un ou quelqu'une d'avoir un goût de cadavre dans la bouche…
S'il m'a confié la lourde tâche d'être sa bouche, je le ferais sans haine et sans injure. S'il m'a demandé de cracher au visage de personne, je le ferais, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque…Je respecterais le monstre, comme on l'appelle, je respecterais le fou comme on le veut, je respecterais…Je ne me ferais pas jeteur de sort comme il me l'a demandé, je respecterais l'inacceptable…Mais je le répète, à construire sa vie sur un cadavre, on en vient fatalement à refoulé du gosier…
Je m'en vais donc, vous conter, goutte à goutte, le récit de celui qui fut mon seul ami, de ce coeur qui saigne. J'entends encore ta voix, traînante, je t'entends encore me parler d'elle et des contrées magnifiques que tu as vu.
N'y a-t-il que dans que dans l'oeil du « freacks » que le monde est une perle fragile ? N'y a-t-il que dans l'--il de ceux qui savent la laideur que la beauté existe ?
Pour ne froisser personne, quoique cela en vaudrait sans doute la peine, j'ai volontairement changé les noms et les lieux. Mon ami, tu vois, malgré ces années passées je te pleure encore et je suis le seul…Peut être car il n'y a que moi qui t'ai connut sous ce ciel là…Mais maintenant tu te reposes enfin…
Vois-tu quand je me regarde dans le miroir, et même si je me considère d'une constitution encore fort bellle, je comprends alors que le monstre c'est moi, c'est nous, c'est vous. De toute ma vie, je n'ai pas tendus la main, je n'ai pas aidé l'autre, j'ai joué de mon destin avec la facilité…J'ai rejeté ce que je ne voulais pas et j'ai évité ce que je ne désirait plus.
J'espère qu'au moins la haut la parade est belle et que tu as retrouvé Hyppolite à défaut de Séléne…Je ne l'ai pas connus vois tu, mais je pleures avec toi ce royaume perdus…Séléne…Sélene…Des mots qui veulent tout dirent...Des mots magiques...Mais ou est donc la clef de ce royaume?
Que commence la fête des fous, que commence la parade et que soit le royaume des amputés, des borgnes, des culs de jatte, des sans bras, des sans jambes, conduis nous jusqu'au ciel, chariot de Thespis, laisse nous nous enivrer à notre tour pour qu'enfin nous oublions ce qui doit être.
A la parade mes amis…

A Séléne ta tendre et assassine compagne, à Hyppolite et à tous les « freaks ».


Ps : Les gens sont étranges quand on est étranger. Les visages semblent laids quand on est seul. Et les femmes semblent perverses quand elles ne veulent pas de vous. Les rues ne sont pas sures quand on a le cafard. Quand on est étrange, des visages surgissent dans la pluie. Quand on est étrange personne ne se rappelle votre nom. Quand on est étrange…

RE PS : J'essaierais dans le mesure du possible de vous mettre ici, et ailleurs, ce récit qui n'est pas beau, qui est mal fait...Mais qui dit enfin...

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